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Tout savoir sur la retraite complémentaire

Publié le 01/06/2021 - Mis à jour le 01/06/2021 - Par Fabrice Fontaine

Financé à la fois par les salariés et les employeurs, le régime de retraite complémentaire fonctionne selon un système par répartition. Comme pour la retraite de base, le montant de la retraite complémentaire se calcule à partir du nombre de points cumulés pendant sa carrière. Comment connaître son nombre de points acquis ? Qui se charge du versement de l’assurance retraite ? Présentation des modalités de calcul de la retraite complémentaire et des taux d’application.

 

1. Qu'est-ce que la retraite complémentaire ?

Comme son nom l’indique, la retraite complémentaire intervient en complément de la retraite de base. Retraite de base et retraite complémentaire constituent les deux piliers de la retraite obligatoire.

La retraite complémentaire est donc une pension versée en supplément de la retraite normale prévue par son régime de sécurité sociale. Elle est basée sur un système de répartition, à savoir que les cotisations versées par les employés et actifs permettent de payer les pensions complémentaires des salariés ayant fait valoir leurs droits à la retraite.

Focus sur le fonctionnement de la retraite complémentaire et sur les règles de calcul des pensions selon l’âge de départ à la retraite et selon le régime de retraite.

Principe de la retraite complémentaire

Le régime de retraite complémentaire fonctionne selon un système de points. Selon sa rémunération annuelle, un taux de cotisation s’applique. Ce taux prélevé automatiquement sur sa rémunération brute a pour objectif de cotiser en prévision de son départ à la retraite.

Le montant de la cotisation permet d’acquérir des points de retraite complémentaire. Ces points s’accumulent tout au long de sa carrière et figurent dans le compte individuel de points de retraite.

Les bénéficiaires de la retraite complémentaire

Toute personne qui a cotisé à un régime complémentaire de retraite bénéficie de ce supplément de pension.

C’est ainsi le cas des :

  • salariés et cadres du secteur privé ;
  • fonctionnaires de l’État et des services publics ;
  • professions libérales ;
  • exploitants agricoles....

La retraite complémentaire est-elle obligatoire ?

Oui. Par défaut, tous les actifs cotisent à un régime de retraite complémentaire. Seule la caisse de retraite change. La caisse de retraite complémentaire dépend de son statut et de son activité professionnelle.

Comment augmenter ses revenus de retraite complémentaire ?

Il n’y a pas que la retraite complémentaire qui permette de toucher des revenus après la cessation de son activité. Vous pouvez ainsi racheter des trimestres ou percevoir une pension de réversion.

D’autres dispositifs et solutions de placement sont à envisager pour maintenir son niveau de vie après liquidation de vos droits à la retraite. Citons par exemple le PERP, la souscription d’un contrat de prévoyance, l'ouverture d’une assurance-vie ou encore l'investissement dans l’immobilier.

 

2. Le calcul du montant de la retraite complémentaire

Comment connaître le nombre de points de retraite acquis ?

Les points de retraite acquis se calculent chaque année de la manière suivante :

(rémunération annuelle x taux d’acquisition) / salaire de référence

De la rémunération annuelle (ou assiette de cotisation) va dépendre le taux d’acquisition. Plus la rémunération est élevée, plus le taux d’acquisition des points de retraite est haut, soit à 6,2% soit à 17%. Le palier de rémunération annuelle fixé pour passer d’un taux à l’autre est de 41136€ bruts.

Comment calculer le montant de sa retraite complémentaire ?

Le calcul du montant de sa pension complémentaire dépend ensuite de deux facteurs :

  • le nombre de points acquis et cumulés tout au long de sa carrière professionnelle ;
  • la valeur du point de retraite (au moment du départ en retraite).

La valeur du point de retraite est actualisée chaque année selon l’évolution du salaire moyen des actifs affiliés au régime complémentaire.

Pour résumer, le montant de la retraite complémentaire est égal à :

nombre de points acquis x valeur du point (du régime de retraite)

Le saviez-vous ? La valeur des points complémentaires diffère selon le régime de retraite. Pour connaître la valeur du point qui vous concerne, il faut se renseigner auprès de son régime complémentaire.

Où trouver le nombre de points de retraite sur son compte ?

Le compte individuel de retraite (CIR) sert à obtenir le décompte de ses droits acquis et points de retraite complémentaire. Le CIR est accessible sur son espace personnel, sur le site de son régime de retraite complémentaire.

Par exemple, les salariés du privé doivent se tourner vers le site Agirc-arrco.fr afin de visualiser leur relevé de carrière et leur cumul de points de retraite.

Quelles sont les périodes prises en compte pour le calcul ?

Outre les périodes d’activité, et donc de cotisation au régime de retraite obligatoire, d’autres périodes entrent en compte dans le calcul du nombre de trimestres. Ainsi, les périodes d’inactivité suivantes sont considérées comme des trimestres assimilés : chômage, maladie, maternité ou paternité, invalidité.

De plus, sa durée d’assurance retraite peut être augmentée de par la majoration pour enfants (maternité, adoption ou éducation) ou la majoration pour adulte handicapé.

Le cumul des trimestres cotisés et des trimestres assimilés permet d’obtenir le nombre de trimestres validés. C’est ce chiffre qui fait référence pour savoir si vous êtes éligible à une retraite à taux plein.

 

3. Retraite complémentaire : taux plein, coefficient de majoration et de minoration

La retraite complémentaire à taux plein

Pour partir en retraite et bénéficier d’une pension de base à taux plein, il faut soit avoir atteint l’âge minimum légal de départ à la retraite, soit avoir cotisé pendant un certain nombre de trimestres. Le nombre de trimestres varie en fonction de sa date de naissance. Il faut disposer de 165 trimestres validés pour une personne née en 1953 et ce chiffre monte jusqu’à 172 trimestres pour une personne née en 1973 ou après.

La retraite complémentaire est de son côté plus encadrée. En effet, les critères d’obtention de la retraite complémentaire à taux plein ont récemment évolué. L’objectif étant d’inciter les personnes actives à poursuivre leur carrière. Ainsi, un système de bonus-malus a été mis en place, selon l’âge de départ en retraite.

La majoration et minoration de sa retraite complémentaire

Depuis la fusion des régimes Agirc et Arrco le 1er janvier 2019, de nouvelles règles ont été introduites dont le coefficient de solidarité. Par ce biais, les travailleurs sont encouragés à prolonger leur période d’activité professionnelle.

Qu’est-ce que le coefficient de solidarité ?

Le coefficient de solidarité, entré en vigueur depuis 2019, concerne les personnes nées à partir de 1957. Ce coefficient s’applique aux nouveaux retraités et concerne les liquidations des droits directs à la retraite.

Selon la situation, le coefficient de solidarité peut être minoré ou bien majoré. Précisions sur les différents cas de figure.

La retraite complémentaire minorée

Si une personne demande un départ à la retraite anticipée avant d’atteindre l’âge minimum requis, le montant de sa retraite complémentaire subira un abattement (de 1 à 22% selon le nombre de trimestres manquants et définis dans le barème Agirc-Arrco). Ce taux d’abattement est également appelé coefficient de minoration ou décote.

Une minoration temporaire (de 10%) intervient pendant 3 ans si la personne part à la retraite dès le moment où elle bénéficie du taux plein.

Quelques cas d’exonération de minoration

Le salarié peut toutefois, dans certaines circonstances, liquider ses droits à la retraite dès l’obtention du taux plein sans subir de minoration. Voici la liste des personnes amenées à bénéficier d’une exonération de la minoration temporaire :

  • les retraités exonérés de CSG (contribution sociale généralisée) ;
  • les retraités au titre du dispositif amiante ;
  • les retraités au titre de l’inaptitude au travail ;
  • les retraités avec une incapacité permanente d’au moins 20% ;
  • les retraités en situation de handicap ;
  • les retraités qui ont élevé un enfant handicapé ;
  • les retraités bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ;
  • les aidants familiaux.

La retraite complémentaire majorée

À l’inverse, une personne qui continue à travailler au-delà du nombre de trimestres requis se verra attribuer un coefficient de majoration ou surcote.

En décalant sa date de départ à la retraite, le(la) futur(e) retraité(e) disposera d’une retraite complémentaire plus importante. Ce dispositif de majoration temporaire fonctionne selon le barème suivant de l’Agirc-Arrco :

  • 10% de majoration pendant un an pour continuer à travailler 2 ans de plus ;
  • 20% de majoration pendant un an pour continuer à travailler 3 ans de plus ;
  • 30% de majoration pendant un an pour continuer à travailler 4 ans de plus.

Par ailleurs, le nombre de trimestres supplémentaires cotisés joue également un rôle sur le montant de sa retraite de base.

 

4. Le versement de la retraite complémentaire

Qui gère et verse la retraite complémentaire ?

Selon son activité professionnelle, vous êtes rattaché à un régime de retraite spécifique. C’est la caisse de retraite associée qui définit et gère les modalités de versement des pensions de retraite complémentaire.

Quand et à quelle fréquence reçoit-on sa retraite complémentaire ?

La périodicité et la date de versement de la prestation de retraite complémentaire à l’assuré dépend également de chaque caisse de retraite complémentaire.

Selon son régime, les versements peuvent avoir lieu chaque mois, chaque trimestre ou une fois par an. Par exemple, pour les agents contractuels de la fonction publique (rattachés à l’IRCANTEC), la périodicité des versements est liée au nombre de points acquis par le retraité.

La liste des caisses de retraite

Voici le tableau récapitulatif des principaux régimes de retraite en France :

Caisse de retraite Assurés retraités
Agirc-Arrco salariés et cadres du privé
IRCANTEC agents non-titulaires de la fonction publique
CNRACL agents de la fonction publique territoriale et hospitalière
MSA exploitants agricoles
CAVAMAC agents généraux d’assurance
CAVOM professions judiciaires
CIPAV professions libérales (architectes, consultants, formateurs…)
CPRN notaires
CAVEC experts comptables
CARMF médecins
CAVP pharmaciens
CARPV vétérinaires
CARCDSF chirurgiens-dentistes et sages-femmes
RAFP fonctionnaires d’État civils et militaires

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